samedi 26 décembre 2009

AU CAFE PETER PAN D'ARRAS "CUBA SI"


C'est au Peter Pan, café situé sur la place Victor Hugo d'Arras, qu'ont été reçus, vendredi 27 novembre en soirée, Orlando Requeijo Gual, nouvel ambassadeur de Cuba en France et Leyde Ernesto Rodriguez Hernandez, son premier conseiller.

Occasion de témoigner de leur solidarité à l'égard du rouge crocodile vert de la Caraïbe pour près de trente personnes dont des membres de France-Cuba Pas-de-Calais, de France-Cuba Lille métropole, de l'UL-CGT d'Arras ainsi que de la section PCF de l'Arrageois, cette réception fut aussi celle d'un débat fouillé sur l'actualité de Cuba et d'une l'Amérique latine qui refuse de se plier au dictact du néocolonialisme étasunien qui, malgré les espoirs entrevus avec l'accession à la présidence des E.U.A. par Barack Obama, ne cesse d'entendre peser – le récent cas du Honduras en témoigne de manière éclatante actuellement - sur les mouvements d'émancipation des peuples sud-américains.

Une Amérique latine qui refuse de se plier au dictact du néocolonialisme étasunien

Ainsi que l'a rappelé Orlando Requeijo Gual, l'action solidaire à l'égard de Cuba, malgré le peu de retentissement dont elle fait l'objet de la part des médias dominants en France du fait d'une censure explicite relayant idéologiquement le blocus dont Cuba fait l'objet depuis cinquante ans maintenant, est d'une importance extrême pour soutenir l'alternative politique et la perspective révolutionnaire représentée par Cuba socialiste. Une anecdote tout à fait significative à cet égard fut rapportée ce soir là par le nouvel ambassadeur de Cuba en France.

Anecdote significative

«En 1994, a expliqué Orlando Requeijo Gual, Felipe González alors president – social-démocrate ndlr - de L'Espagne avait envoyé son ministre des finances à Cuba pour nous fournir la recette idéale à appliquer à Cuba. En trois mots : vendre le pays, dénationaliser, privatiser... En 2007, alors que j'étais à Madrid pour une conférence internationale, Felipe González, invité a cette conférence, a pris le micro et a commencé à exposer une condamnation extrêmement forte du néolibéralisme qui, selon ses propres mots avait créé des problèmes irréversibles pour l'économie mondiale, avec ses privatisations sauvages, ses dénationalisations etc. Je me suis demandé ce qu'il avait pris pour le petit déjeuner ce jour-là ! C'était incroyable ! À la fin, je me suis approché de lui et lui ai demandé : - «Monsieur le Président, je vous félicite pour votre discours. Puis-je en avoir une copie écrite ? -«Pourquoi ?» m'a-t-il demandé. - «Pour l'envoyer à Fidel Castro.... parce que c'est exactement le contraire de ce que vous nous avez recommandé il y a quatorze ans !». Il m'a souris, m'a prié de passer son bonjour à Fidel et a tourné les talons. Quelques jours plus tard nous avons reçu la copie de son discours à Cuba. Je l'ai montré à Fidel, à Raul et à nos économistes : apparemment nous avions «récupéré» Felipe González ! Une leçon d'histoire !»

Une leçon d'histoire et de résistance


Une leçon d'histoire en effet et de résistance aussi pour souligner l'enjeu de la lutte de Cuba pour défendre, en toute indépendance, la voie sur laquelle l'île Caraïbe est engagée pour construire le socialisme et, en France pour en faire connaître la réalité. Une leçon aussi pour la rejoindre pratiquement, avec les autres peuples sud-américains, en Bolivie et au Venezuela notamment, dans cet effort.


Jérôme Skalski

Publié dans Liberté 62 n°890

http://www.liberte62.com/article-liberte-62-n-890-40810395.html

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