mercredi 23 septembre 2009

RENTREE OFFENSIVE DU COMITE DEPARTEMENTAL CONTRE LA PRIVATISATION DE LA POSTE


Ils étaient une trentaine de personnes représentant diverses organisations politiques, associatives et syndicales du département (PCF, FSU, CGT, FO, CFTC, PS, ATTAC...) à s'être rassemblés à la Maison des Sociétés d'Arras, jeudi 10 septembre, dans le cadre de la réunion de rentrée du Comité départemental du Pas-de-Calais contre la privatisation de La Poste.

À l'ordre du jour de cette réunion, l'organisation d'une votation citoyenne – référendum d'initiative populaire - sur le service public postal le 3 octobre ainsi que le mouvement de grève du 22 septembre à La Poste. Dans le collimateur du comité départemental et national contre la privatisation de La Poste et des syndicats, le projet de loi engageant le changement du statut de l'entreprise publique en société anonyme, changement de statut engageant le processus de sa privatisation.

Une journée test


Pour les représentants syndicaux présents, la journée de grève du 22 septembre lancée à l'appel de l'ensemble des organisations syndicales de La Poste constituera un test pour ce qui est de la mobilisation populaire contre la privatisation de l'entreprise publique. Dans l'optique de faire grandir le débat sur l'avenir de La Poste, une manifestation régionale sera organisée à Arras le 22 septembre depuis la gare jusqu'à la préfecture. A cette manifestation, les syndicats signataires de l'appel à la grève convient le maximum de personnes à participer.

Alerter la population

Concernant l'organisation de la votation citoyenne sur le service public postal programmée au début du mois de juillet pour le 3 octobre à l'appel du Comité national contre la privatisation de La Poste, les membres du Comité départemental du Pas-de-Calais réunis ont tour à tour évoqué les diverses initiatives à engager pour alerter au mieux les élus locaux ainsi que la population du département sur les enjeux attachés au projet de loi gouvernemental et les convier à participer en masse à cette consultation. Pratiquement, le référendum contre la privatisation de La poste se déroulera entre le 28 septembre et le 3 octobre à 18 h00. Les votants pourront déposer leurs bulletins dans des urnes disposées dans de nombreux lieux publics : dans ou aux abords des mairies, sur les marchés, devant les bureaux de poste, dans ou aux abords des entreprises ou encore des établissements scolaires.

Mettre en échec le gouvernement

Intervenant dans le débat, Jean-Claude Danglot, sénateur communiste du Pas-de-Calais, a insisté sur une date. «Le débat sur La Poste est programmé au Sénat pour le 2 novembre» a-t-il expliqué : «Le 10 novembre s'ouvre aussi au Sénat le débat sur le budget. En fait, tout indique que le gouvernement veut passer en force. En prenant le 2 novembre comme ligne de mire, il faut mettre en échec le gouvernement sur le calendrier, l'empêcher de faire passer son projet de loi sur La poste et le contraindre à en repousser l'examen en janvier ou même au-delà. Sur le terrain parlementaire, nous allons engager une bataille d'amendements mais cette bataille ne peut aboutir que sur la base d'une mobilisation importante. C'est un objectif qu'on devrait pouvoir se fixer à l'échelle nationale.»

Des enjeux concrets

Dans la suite du débat, de nombreux intervenants ont souligné la nécessité de rendre sensibles les enjeux de la bataille engagée contre la privatisation de La Poste en insistant sur les conséquences concrètes de cette privatisation sur les usagers : augmentation du prix du timbre, augmentation des délais de distribution, disparition de nombreux bureaux de poste, fermeture de nombreux services, implantation de boîtes aux lettres collectives en bordure de rue ou de village plutôt que distribution personnelle du courrier, suppression du rôle social du facteur, limitation extrême des heures d'ouverture, éloignement et rencherissement du coût économique et social du service postal en général... Ils ont aussi souligné la nécessité d'expliquer au mieux la stratégie du gouvernement pour faire passer son projet de loi. Car, dans la bataille pour privatiser La Poste, le gouvernement ne recule que devant peu d'expédients : lui qui organise sciemment la dégradation du service public postal en vue de susciter le mécontentement des usagers et qui appuie de tout son poids pour mettre le couvercle sur le débat public, masquer ses intentions réelles et désinformer la population.

Suite au mouvement de grève du 22 septembre et à titre de nouveau point d'étape dans la perspective de la tenue du référendum du 3 octobre, une conférence de presse du Comité départemental du Pas-de-Calais contre la privatisation de La Poste est programmée le vendredi 25 septembre.

Jérôme Skalski


Publié dans Liberté 62 n°879

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